La récente décision des États-Unis d'augmenter les tarifs sur les importations chinoises a ravivé le débat au Brésil sur la concurrence avec les produits étrangers, populaire la "taxe des petits tops". L'industrie nationale craint un afflux d'importations asiatiques, pressionnant le marché intérieur. PourEduardo Natal, associé du cabinet Natal & Manssur Avocats, mestre em Direito Tributário pela PUC/SP e presidente do Comitê de Transação Tributária da Associação Brasileira da Advocacia Tributária (ABAT), la réponse brésilienne à ce scénario doit aller au-delà de la simple augmentation des impôts.
Natal explique que l'augmentation de la taxation sur les envois internationaux peut, en effet, contrer l'avancée de ces produits et protéger une partie de l'industrie nationale. Cependant, la mesure a un effet secondaire pertinent : "Qui supporte ce coût, à la fin, c'est le consommateur. Dans un moment de revenu sous pression, tout changement doit être soigneusement calibré pour éviter des impacts excessifs sur la population.”
Au lieu de simplement augmenter les impôts, le spécialiste souligne que le Brésil peut adopter d'autres stratégies pour équilibrer la concurrence. Des mesures telles que le renforcement de la surveillance douanière, exigences de certifications techniques et sanitaires et, principalement, les politiques de stimulation de l'industrie nationale sont des voies viables. Désencombrer la chaîne de production et investir dans l'innovation peut augmenter la compétitivité des entreprises brésiliennes sans alourdir le consommateur, affirme.
De plus, Natal alerte sur les risques de reculs réglementaires. Des restrictions directes à l'importation peuvent nuire à la position du Brésil en tant qu'économie ouverte et intégrée au commerce mondial depuis le milieu des années 1980. L'idéal est d'adopter un ensemble de mesures qui protègent le marché intérieur sans compromettre le pouvoir d'achat de la population, conclut.
Avec la croissance rapide du e-commerce international et l'augmentation de la compétitivité des plateformes asiatiques, le débat sur la "taxe des petits tops" reste à l'ordre du jour. Des spécialistes soutiennent que tout changement réglementaire doit être effectué avec équilibre, en veillant à ce que ni l'industrie nationale ni les consommateurs ne soient lésés.